Baku
HISTOIRE
Le nom de « Bakou » dérive du perse « Bad-kube », signifiant « ville battue par les vents », ou bien de « Baghkuh », signifiant Mont de Dieu, selon les interprétations.
Le site de Bakou est habité depuis l’âge de Pierre, et les premières traces écrites de l’existence de Bakou datent du 6e siècle avant JC.
1er siècle après JC : les Romains atteignent Baku.
7e siècle : Pénétration arabe, l’islam s’implante comme religion principale.
9e siècle : Indépendante, Bakou connaît un âge d’or. Elle est dirigée par la dynastie d’origine arabe des Chirvanshah, qui établissent le premier Etat azéri (Azerbaïdjanais).
12e siècle : Bakou devient la nouvelle capitale du pays suite à la destruction de Shamakhy par un tremblement de terre. Elle est fortifiée à cette époque et résistera à trois vagues d’invasions barbares.
1540 : Bakou est prise par les troupes des Safavid (Perses).
1604 : la forteresse de Bakou est détruite par le shah iranien Abbas I.
1723 : après un long siège, la ville se rend aux Russes. Au cours du siècle elle sera prise tour à tour par les Perses et les Russes, comme un lieu stratégique dans le conflit entre ces deux puissances.
1813 : Signature du Traité de Gullistan entre la Russie tsariste et la Perse, qui prévoit la cessation de Baku et d’une grande partie du Caucase par l’Iran et l’annexion de ces territoires par la Russie.
1872 : début de l’exploitation du pétrole d’Azerbaïdjan, qui attire des investisseurs internationaux. Au début du 20e siècle, la moitié des réserves de pétrole du monde avaient été extraite à Bakou.
1917 : après la Révolution bolchevique, Baku est dirigée par la Commune de Baku.
1918 : utilisant un conflit inter-ethnique latent, les bolcheviques provoquent une guérilla civile à Baku. Sous prétexte d’éliminer le parti dissident Musavat, ils massacrent des milliers d’Azéris et de Musulmans.
1918 : Baku devient la capitale de la République Démocratique d’Azerbaïdjan, nouvellement indépendante, et qui dure deux ans jusqu’en 1920.
1920 : l’armée rouge envahit Baku qui retombe sous l’autorité russe et devient la capitale de la République socialiste soviétique d’Azerbaïdjan.
CARTOGRAPHIE
QUE VOIR ?
La vieille ville, au centre, est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Voir ses murailles et ses tours, ses rues sinueuses et ses anciens bâtiments, en particulier le palais de Shirvanshahs, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, les caravansérails (auberges), la tour de la Vierge (classée au patrimoine mondial de l’Unesco), les bains, la mosquée de Juma et les nombreuses autres petites mosquées, difficiles à trouver car souvent intégrées aux maisons particulières, ainsi que les anciennes maisons avec jardinets.
Le Boomtown, au sud, est la partie de la ville dite « européenne », qui fut construite au moment de l’exploitation massive de pétrole, au début du siècle. Son architecture est très soignée, et souvent de style Art Nouveau. Voir la Place des Fontaines, vaste place piétonne entourée de monuments publics, l’hôtel de ville et son beffroi néoclassique du 19e siècle, le Palais du Pétrole de style Art Nouveau, l’Institut des Manuscrits et documents anciens, ainsi que la Résidence Najinski et le Palais Ismaillya.
L’allée des Martyrs, parc consacré aux morts des guerres et des révolutions qu’a connu Bakou, auquel on accède par funiculaire.
Le Musée National des Beaux-Arts d’Azerbaïdjan, où l’on trouve de l’art européen et russe, mais aussi oriental et moyen-oriental.
Le Musée des Tapis et Arts Appliqués, très riche, présente l’artisanat d’art d’Azerbaïdjan par région, depuis le 17e siècle.
LIENS UTILES
Tourisme en Azerbaïdjan (en anglais)